Annonces à risque : comment les vérifier ?

Vous avez utilisé le calculateur de risque et obtenu un score proportionnel au risque d’arnaque associé à l’annonce. Mais comment vérifier une annonce ?

> Score inférieur à 50 : risque limité, vous pouvez toutefois vérifier l’annonce.

> Score compris entre 50 et 100 : zone grise. Il est préférable de procéder à une vérification. Les moyens de vérification à la portée des internautes sont plus limités que ceux qu’utilisent les plates-formes; en effet ces dernières disposent d’un arsenal d’outils techniques leur permettant des vérifications complémentaires. Cependant certaines vérifications de base permettent déjà de confirmer ou d’infirmer le doute initial.

> Score supérieur à 100 : risque d’arnaque important.

Vous trouverez ci-dessous une liste de méthodes à utiliser selon les cas de figure.

Rappel : ne vous fiez jamais à une pièce d’identité, un acte de propriété, une adresse postale existante ou un contrat de location (voir notre article sur les faux amis).

1. Recherche d’informations sur l’annonceur

Effectuez une recherche sur l’annonceur : réseaux sociaux, Pages blanches, associations et activités diverses. Vérifiez que ces activités ne sont pas récentes et surtout que les coordonnées (téléphone, e-mail) sont bien les mêmes que celles potentiellement présentes sur l’annonce. Au besoin contactez l’annonceur par ce biais.

2. Annonce présente sur d’autres plates-formes

Faites une recherche sur le web à partir d’un extrait du texte de l’annonce ou des photos. Vous trouverez sans doute d’autres annonces car beaucoup de propriétaires diffusent leur hébergement sur plusieurs sites. Choisissez de préférence un site payant et vérifiez que l’annonce a plus de trois mois d’ancienneté. Au besoin, contactez l’annonceur sur ce site pour vous assurer qu’il s’agit bien de la même personne. Gardez en mémoire que la copie d’annonce d’une plate-forme à l’autre est une pratique courante.

3. Anciens locataires

Demandez à l’annonceur s’il peut vous vous transmettre les coordonnées téléphoniques d’anciens locataires. Posez leur des questions sur leur séjour et la location.

4. Deuxième demande

Il est courant que les fraudeurs cumulent les contrats sur les périodes les plus demandées. Envoyez une deuxième demande à l’annonceur avec un autre nom et une autre adresse e-mail pour une période se chevauchant avec celle que vous vous apprêtez à réserver ou pour une période indiquée comme déjà réservée.

5. Questions sur l’hébergement et son environnement

Il est fréquent que les fraudeurs copient avec exactitude des annonces légitimes sur d’autres sites. Cependant les fraudeurs possèdent des connaissances du logement et de la destination beaucoup plus limitées que celles d’un propriétaire légitime. Lisez l’annonce en détail, repérez la localisation exacte du bien, les activités à proximité, appelez l’annonceur et posez des questions sur la location et son environnement : nom de l’immeuble, orientation, vue, équipements, activités organisées à proximité (festivals, concerts, etc.). Un fraudeur va souvent trouver une excuse pour ne pas répondre :” c’est un bien que je loue pour ma mère, je ne le connais pas très bien“.

6. Autres photos

Les fraudeurs copient les annonces légitimes avec les photos qui vont avec. Vous pouvez demander d’autres photos du bien, portant sur un point précis (la salle de bain par exemple).

7. Appel de la plate-forme (sous réserve)

Si vous avez un doute sérieux sur la légitimité de l’annonce vous pouvez contacter la plate-forme, sous réserve qu’elle réponde à ce type de demande.