Qui sont les fraudeurs ?

En quelques années le profil des fraudeurs à la location saisonnière a bien changé.

La première génération

De 2003 (année de lancement de MediaVacances.com) à 2014, nous étions confrontés à des “artisans” de la fraude, voire des amateurs. Les méthodes étaient sommaires, souvent maladroites.

La plupart des escrocs étaient ressortissants des pays dans lesquels ils opéraient. Certains, déjà en délicatesse avec la justice française, avaient trouvé dans la fraude à la location de vacances un (éphémère) moyen de subsistance à l’étranger. D’autres s’étaient lancés dans une activité frauduleuse en ligne à grande échelle et avaient acquis une certaine “notoriété”. Un escroc italien, en particulier, nommé Carlo Rao, avait d’ailleurs fait la une des journaux italiens. La justice française l’a arrêté et extradé vers l’Italie en 2010.

Les fraudeurs de cette première génération avaient, pour la plupart, des connaissances limitées en informatique et étaient persuadés que la toile était un espace de liberté garantissant leur anonymat. Heureusement, ce n’est pas le cas. Nombre d’entre eux ont été facilement identifiés et localisés.

Des individus plus compétents, organisés, tournés vers l’international

Depuis une dizaine d’années le profil du fraudeur a évolué.
Les “amateurs” sont moins nombreux et nous avons majoritairement affaire à des cybercriminels compétents et très organisés.

Une meilleure culture informatique

Les cybercriminels ont aujourd’hui une meilleure connaissance de l’informatique. Ils s’appuient désormais sur des outils leur permettant un certain anonymat : proxys, VPN, réseaux d’anonymisation, etc.

Des cybercriminels organisés en gangs et réseaux

Une part croissante des arnaques sur le web est aujourd’hui menée par des réseaux où règnent les principes du taylorisme.
De toute évidence, les nouveaux fraudeurs sont spécialisés dans différentes disciplines : conception de logiciels de “phishing”, de hacking, collecte de données personnelles, traductions, etc. A chacun son métier.
Sur le darknet, de véritables places de marché permettent la vente d’informations, de données ou de compétences à des fins frauduleuses. Le logiciel Land Lordz en est un exemple. Cette application est louée (à prix d’or) à des escrocs pour automatiser la création et l’exploitation d’annonces frauduleuses. Dans certains cas, ces opérations sont menées en collaboration avec des mafias, locales ou étrangères.

Une mondialisation de la fraude

Il existe une tendance marquée à l’internationalisation de la fraude sur Internet. A savoir que les membres des réseaux cybercriminels sont souvent eux-mêmes étrangers aux pays qu’ils ciblent. Il n’est pas rare que les arnaques en ligne impliquent plusieurs pays.